les différents styles d'attachement

🫶 Attachement : pourquoi réagissons-nous parfois plus fort que la situation ne le justifie ?
« Je sais que ce n'est pas rationnel… mais je n'arrive pas à m'en empêcher. »
Cette phrase revient souvent lorsqu'une réaction émotionnelle semble disproportionnée par rapport à ce qui vient de se passer.
Un message qui reste sans réponse.
Une personne qui prend ses distances.
Une remarque.
Un changement de ton.
Une absence.
Un regard différent.
Un « il faut qu'on parle ».
Et soudain…
le système d'alarme s'active.
Le cœur accélère.
Le ventre se serre.
Les pensées s'emballent.
On cherche à comprendre.
On relit le message.
On imagine plusieurs scénarios.
On ressent une urgence à agir.
Ou, à l'inverse, on ressent une envie très forte de couper le contact, de disparaître ou de ne plus rien ressentir.
Et parfois, quelques heures plus tard, on se dit :
« Mais pourquoi ai-je réagi comme ça ? »
C'est précisément là que la théorie de l'attachement peut nous apporter une grille de lecture intéressante.
Pas pour nous enfermer dans une étiquette.
Mais pour essayer de comprendre ce qui se passe lorsque notre besoin de sécurité relationnelle est activé.
🧠 L'attachement : notre système de recherche de sécurité
La théorie de l'attachement a été développée notamment à partir des travaux de John Bowlby, puis enrichie par les recherches de Mary Ainsworth et de nombreux chercheurs depuis.
À l'origine, elle s'intéresse à la manière dont le jeune enfant cherche la proximité d'une figure susceptible de lui apporter protection et sécurité.
Mais l'attachement ne disparaît pas à l'âge adulte.
Il continue de jouer un rôle dans nos relations proches, notamment dans la manière dont nous cherchons du soutien, vivons la séparation, interprétons certaines situations relationnelles et régulons nos émotions lorsque le lien semble menacé. (PubMed)
L'une des idées centrales de Bowlby est celle des modèles internes opérants (internal working models).
Au fil de nos expériences relationnelles, nous construisons progressivement des représentations concernant :
Moi :
« Est-ce que je mérite d'être aimé(e) ? »
Les autres :
« Est-ce que je peux compter sur eux ? »
La relation :
« Que se passe-t-il lorsque j'ai besoin de quelqu'un ? »
Ces modèles ne sont pas des programmes figés.
Ils évoluent avec les expériences et les relations.
Mais ils peuvent influencer la manière dont nous interprétons ce qui nous arrive aujourd'hui. Une revue systématique récente montre notamment que les représentations d'attachement sont associées à différentes formes de régulation émotionnelle chez l'adulte. (PubMed Central (PMC))
🌊 Quand le présent réveille quelque chose du passé
Imaginez deux personnes qui reçoivent exactement le même message :
« Je suis très occupé(e), on se reparle demain. »
Pour l'une :
« D'accord, pas de problème. »
Pour l'autre :
« Il/elle m'en veut. »
Puis :
« J'ai fait quelque chose de mal. »
Puis :
« Il/elle prend ses distances. »
Puis :
« Il/elle va finir par me quitter. »
Et pour une troisième :
« Très bien. Je ne vais surtout pas le/la déranger. »
Le message est identique.
L'expérience intérieure ne l'est pas.
Cela ne signifie évidemment pas que l'une des personnes « interprète correctement » et les autres non.
Cela signifie que nous n'arrivons jamais dans une relation avec un cerveau totalement vierge de toute expérience antérieure.
Nos expériences peuvent influencer nos attentes.
Et nos attentes peuvent influencer ce que nous remarquons, la manière dont nous interprétons certains signaux et la façon dont nous réagissons.
🫶 Les stratégies d'attachement ne sont pas des défauts de caractère
On parle souvent des styles d'attachement :
🌿 sécure
🌊 anxieux / préoccupé
🧊 évitant / détaché
🌀 désorganisé ou craintif-évitant.
Ces catégories sont utiles pour comprendre certains grands profils de fonctionnement, mais elles peuvent devenir trompeuses lorsqu'on les transforme en cases définitives.
Les recherches contemporaines utilisent également des dimensions, notamment l'anxiété d'attachement et l'évitement de l'attachement. Les modèles cliniques actuels cherchent d'ailleurs à éviter des frontières trop rigides entre catégories.
L'anxiété d'attachement peut notamment s'exprimer par une forte sensibilité aux signes de rejet ou de disponibilité de l'autre, tandis que l'évitement peut davantage s'exprimer par une tendance à minimiser les besoins d'attachement ou à prendre de la distance lorsqu'une relation devient émotionnellement chargée.
Et derrière ces stratégies, il y a souvent une tentative de retrouver de la sécurité.
C'est ce qui me semble particulièrement intéressant.
Parce que si nous regardons uniquement le comportement, nous pouvons voir :
« Elle demande constamment à être rassurée. »
ou :
« Il fuit dès que la relation devient trop proche. »
Mais si nous cherchons la fonction :
« Qu'est-ce que cette personne essaie de sécuriser ? »
le regard change.
🌊 « Je sais que tout va bien… mais mon corps ne le croit pas »
C'est probablement l'une des expériences les plus déroutantes.
Une personne peut intellectuellement savoir :
« Cette personne ne m'abandonne pas. »
« Elle est simplement occupée. »
« Il n'y a aucune raison de paniquer. »
Et pourtant ressentir :
❤️ une accélération du cœur ;
🫀 une boule dans le ventre ;
😣 une tension dans la poitrine ;
📱 une envie irrépressible d'envoyer plusieurs messages ;
🔎 un besoin de vérifier ;
🏃 ou au contraire une envie très forte de couper immédiatement le contact.
La pensée dit une chose.
Le système de protection semble en dire une autre.
Les recherches sur l'attachement et la régulation émotionnelle montrent justement des différences dans la manière dont les personnes ayant différentes représentations d'attachement régulent leur stress relationnel. Une revue systématique de 37 études conclut à une association entre représentation d'attachement et régulation émotionnelle, avec des profils globalement plus équilibrés dans l'attachement sécurisé et davantage de stratégies de désactivation ou de dysrégulation dans certaines formes d'insécurité.
Cela ne signifie pas que le corps « sait toujours la vérité ».
Il peut aussi se tromper.
Il peut détecter une menace là où il n'y en a pas.
Et c'est justement pour cela que ressentir une alarme ne signifie pas nécessairement qu'il existe un danger réel.
🚨 Une alarme n'est pas une preuve
C'est une distinction que j'aimerais vraiment mettre en avant.
Lorsque notre système de protection s'active, le ressenti peut être extrêmement réel.
Mais :
un ressenti réel ≠ une interprétation forcément exacte.
Je peux ressentir très fortement que quelqu'un s'éloigne…
sans que cette personne soit réellement en train de m'abandonner.
Je peux avoir très peur d'être rejeté(e)…
sans être effectivement rejeté(e).
Je peux avoir besoin de me protéger…
alors que la situation actuelle est objectivement sécurisante.
Cela ne rend pas mon émotion « fausse ».
Cela signifie simplement qu'il existe une différence entre :
ce que je ressens
et
ce qui est en train de se passer.
Et cette distinction peut créer un espace précieux.
🪞 Et le transfert dans tout ça ?
Le transfert est un concept issu de la tradition psychanalytique et psychodynamique.
Dans sa définition classique, il désigne le fait que des sentiments, attentes ou représentations liés à des relations antérieures puissent être déplacés ou réactivés dans une relation actuelle, notamment dans la relation thérapeutique. L'APA le définit comme le déplacement vers l'analyste de sentiments et souhaits initialement dirigés vers des personnes importantes du passé. (Dictionnaire APA de Psychologie)
Aujourd'hui, le concept est utilisé et discuté dans différents courants psychothérapeutiques, avec des interprétations variables. Une revue systématique récente rappelle notamment que les phénomènes de transfert peuvent être observés dans différentes relations proches et que leur compréhension est influencée par les modèles d'attachement.
Concrètement, cela peut ressembler à ceci :
Une personne actuelle adopte une attitude qui ressemble, même très légèrement, à une expérience relationnelle passée.
Une distance.
Une critique.
Un silence.
Une manière de parler.
Une indisponibilité.
Et quelque chose s'active.
Pas nécessairement parce que la personne actuelle est comme la personne du passé.
Mais parce que certains éléments peuvent réveiller une représentation ou une attente déjà présente.
🧩 « Cette réaction appartient-elle vraiment à cette situation ? »
C'est une question que je trouve particulièrement intéressante.
Imaginons :
« Il ne m'a pas répondu depuis six heures. »
C'est le fait.
Puis :
« Il m'en veut. »
C'est une interprétation.
Puis :
« Il va partir. »
C'est une projection.
Puis :
« Personne ne reste jamais. »
C'est peut-être une croyance plus ancienne.
En quelques minutes, nous pouvons passer :
d'un événement présent
à
une histoire beaucoup plus vaste.
Et nous pouvons avoir l'impression de réagir uniquement au présent alors que plusieurs couches d'expérience se sont superposées.
C'est précisément ce qui peut rendre certaines réactions si difficiles à comprendre.
🌱 Comprendre n'est pas excuser
C'est une distinction fondamentale.
Comprendre pourquoi nous réagissons d'une certaine manière ne signifie pas que toutes nos réactions deviennent automatiquement adaptées.
Je peux comprendre ma peur…
et apprendre à ne pas laisser cette peur décider seule.
Je peux comprendre mon besoin de réassurance…
et apprendre progressivement à trouver d'autres moyens de retrouver de la sécurité.
Je peux comprendre mon besoin de distance…
et apprendre à différencier protection et fuite.
Je peux comprendre que mon système d'alarme s'est activé…
sans lui confier automatiquement le volant.
Comprendre redonne du choix.
Et c'est probablement l'un des aspects les plus intéressants de tout ce travail.
🔄 Et si nous avions plusieurs stratégies ?
Nous avons parfois tendance à dire :
« Je suis anxieux(se). »
ou :
« Je suis évitant(e). »
Mais les relations humaines sont beaucoup plus complexes.
Une même personne peut :
❤️ rechercher énormément de proximité dans une relation ;
🧊 se fermer complètement dans une autre ;
🤝 se sentir très sécurisée avec certaines personnes ;
🚨 devenir hypervigilante avec d'autres.
La sécurité d'attachement n'est pas uniquement une caractéristique « dans la personne ».
Elle se construit aussi dans la relation et dans le contexte.
Des travaux sur l'évolution des modèles d'attachement suggèrent d'ailleurs que les expériences relationnelles peuvent contribuer à faire évoluer les représentations de soi et des autres au fil du temps.
Cela ouvre une perspective particulièrement intéressante :
Nous ne sommes pas condamnés à répéter exactement les mêmes stratégies toute notre vie.
🌿 La sécurité peut aussi s'apprendre
L'une des idées les plus intéressantes de la recherche contemporaine sur l'attachement est justement que la sécurité n'est pas nécessairement figée.
Des expériences relationnelles suffisamment sécurisantes peuvent contribuer à renforcer un sentiment de sécurité.
Des travaux expérimentaux sur le security priming ont notamment montré que certaines interventions très brèves visant à activer mentalement des représentations de sécurité — par exemple par l'imagerie guidée — peuvent produire des effets bénéfiques dans différents domaines, même si cela ne signifie évidemment pas qu'une visualisation puisse à elle seule « guérir » un style d'attachement.
Cela rejoint une idée qui me paraît essentielle :
la sécurité se vit aussi.
Elle ne se comprend pas uniquement avec la tête.
Elle peut être expérimentée dans des relations fiables.
Dans des limites respectées.
Dans la possibilité de dire non.
Dans le fait de demander de l'aide sans être humilié.
Dans la possibilité d'être vulnérable sans être rejeté.
Dans une relation thérapeutique suffisamment sécurisante.
Et parfois aussi…
dans notre propre capacité à apprendre progressivement à nous rassurer.
🌬️ Et le corps peut devenir un allié
C'est ici que l'approche corporelle prend tout son sens dans mon travail.
Avant même de chercher à analyser :
« Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? »
nous pouvons parfois commencer par observer :
Où est-ce que je sens cette émotion ?
Est-ce que ma respiration change ?
Est-ce que ma mâchoire se contracte ?
Est-ce que mes épaules montent ?
Est-ce que mon ventre se serre ?
Est-ce que j'ai envie de courir ?
De me rapprocher ?
D'écrire immédiatement ?
De couper le contact ?
De me figer ?
Cette observation ne supprime pas l'émotion.
Mais elle peut créer une première étape :
je remarque ce qui se passe avant d'agir.
Et parfois, quelques respirations, un retour aux appuis, un mouvement ou simplement quelques secondes d'observation suffisent à créer un espace entre :
le déclencheur
et
la réaction automatique.
Ce n'est pas magique.
Et ce n'est pas toujours suffisant.
Mais cet espace peut devenir précieux.
🫶 Sortir des étiquettes
« Je suis anxieux. »
« Je suis évitant. »
« Je suis dépendant. »
« Je suis trop. »
« Je suis compliqué. »
Ces phrases peuvent parfois devenir de véritables prisons.
Je préfère une formulation différente :
« J'ai développé une stratégie qui apparaît particulièrement dans certaines situations relationnelles. »
Cette formulation change beaucoup de choses.
Parce qu'une stratégie :
peut être observée ;
peut avoir eu une fonction ;
peut être adaptée dans certaines situations ;
peut devenir coûteuse dans d'autres ;
et peut évoluer.
Elle n'est pas votre identité.
🔎 Une petite expérience à essayer
La prochaine fois qu'une réaction relationnelle très forte apparaît, essayez de distinguer quatre niveaux.
1. LE FAIT
Qu'est-ce qui s'est réellement passé ?
« Il n'a pas répondu depuis six heures. »
2. MON INTERPRÉTATION
Qu'est-ce que je me raconte à partir de ce fait ?
« Il ne veut plus me parler. »
3. MON RESSENTI
Qu'est-ce que je ressens dans mon corps et émotionnellement ?
« J'ai peur. Mon ventre est noué. »
4. MON IMPULSION
Qu'est-ce que j'ai envie de faire immédiatement ?
« Envoyer cinq messages. »
Et seulement ensuite :
5. MON CHOIX
« Est-ce que cette action répond réellement à la situation actuelle… ou cherche-t-elle surtout à calmer mon alarme ? »
Cette dernière question peut être extrêmement puissante.
🌱 La question n'est peut-être pas « pourquoi suis-je comme ça ? »
Lorsque nous nous demandons :
« Pourquoi suis-je comme ça ? »
nous cherchons souvent une explication définitive.
Une étiquette.
Une cause.
Une case.
Mais peut-être qu'une question plus utile serait :
« Qu'est-ce qui se passe en moi lorsque je me sens menacé(e) dans le lien ? »
Puis :
« Quelle stratégie est-ce que je mets en place pour retrouver de la sécurité ? »
Et enfin :
« Cette stratégie m'aide-t-elle encore aujourd'hui ? »
Parce qu'une stratégie qui nous a peut-être protégé(e) à un moment donné peut devenir moins adaptée dans certaines relations actuelles.
Il ne s'agit pas de la juger.
Mais de voir si elle correspond encore à nos besoins.
🧠 Et si la sécurité devenait une compétence relationnelle ?
Nous parlons beaucoup de confiance en soi.
Peut-être devrions-nous également parler de capacité à retrouver de la sécurité.
Pouvoir se dire :
« Je suis inquiet(e), mais je peux attendre avant d'agir. »
« J'ai peur d'être rejeté(e), mais je peux demander plutôt que supposer. »
« Je ressens une envie de fuir, mais je peux vérifier si je suis réellement en danger. »
« J'ai besoin d'être rassuré(e), mais je peux aussi commencer par me rassurer moi-même. »
« Je peux ressentir cette émotion sans lui obéir immédiatement. »
Ce ne sont pas des preuves que l'on est devenu parfaitement « sécure ».
Ce sont simplement des petites expériences de choix.
Et ces expériences répétées peuvent contribuer à modifier progressivement notre manière d'aborder certaines situations relationnelles.
🌿 Ce que j'aimerais que vous reteniez
Une réaction émotionnelle forte n'est pas forcément une réaction absurde.
Elle peut avoir une logique.
Mais cette logique n'appartient pas nécessairement uniquement à la situation présente.
Nos expériences relationnelles peuvent influencer nos attentes, nos interprétations et nos stratégies de régulation.
Cela ne signifie pas :
« Tout vient de votre enfance. »
Cela ne signifie pas non plus :
« Votre partenaire est forcément en train de reproduire votre passé. »
Et encore moins :
« Vous avez un style d'attachement et vous serez comme ça toute votre vie. »
L'attachement est une grille de compréhension.
Pas une condamnation.
Et peut-être que le véritable objectif n'est pas de devenir parfaitement sécure.
Mais de pouvoir progressivement :
🌱 mieux reconnaître ce qui s'active ;
🧠 distinguer le passé du présent ;
🫀 écouter le corps sans lui laisser seul le pouvoir de décider ;
🤝 demander plutôt que supposer ;
🌬️ réguler avant d'agir ;
et surtout…
retrouver suffisamment de sécurité pour avoir le choix.
📚 Pour aller plus loin
🧠 John Bowlby — Attachment and Loss
L'œuvre fondatrice pour comprendre la théorie de l'attachement, notamment la notion de système d'attachement et de modèles internes opérants.
🫶 Mary Ainsworth et al. — Patterns of Attachment
Un ouvrage majeur issu des recherches sur les comportements d'attachement de l'enfant et de la célèbre procédure de la « Situation étrange ».
📖 Jude Cassidy & Phillip R. Shaver — Handbook of Attachment
Un ouvrage de référence très complet sur l'attachement, son développement, ses manifestations à l'âge adulte et ses applications cliniques.
🧠 Mikulincer & Shaver — Attachment in Adulthood: Structure, Dynamics, and Change
Une référence particulièrement intéressante pour comprendre l'attachement adulte, les stratégies de régulation émotionnelle et la possibilité d'évolution des modèles d'attachement.
Les travaux de Mikulincer et Shaver constituent également une référence majeure concernant le lien entre attachement, régulation émotionnelle et réactions au stress relationnel. (PubMed Central (PMC))
🌿 R. Chris Fraley — Attachment in Adulthood: Recent Developments, Emerging Debates, and Future Directions
Une excellente synthèse des recherches contemporaines et des débats autour de l'attachement adulte, notamment sur la stabilité et l'évolution des représentations d'attachement. (PubMed)
🔬 Quelques références scientifiques
Bowlby, J. — Attachment and Loss. Une œuvre fondatrice de la théorie de l'attachement.
Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E. & Wall, S. (1978). Patterns of Attachment: A Psychological Study of the Strange Situation. Un ouvrage historique sur les premières classifications de l'attachement.
Mikulincer, M. & Shaver, P. R. (2016). Adult Attachment and Emotion Regulation, dans Handbook of Attachment. Une référence majeure sur les liens entre attachement adulte et régulation émotionnelle. (PubMed Central (PMC))
Fraley, R. C. (2019). Attachment in Adulthood: Recent Developments, Emerging Debates, and Future Directions. Annual Review of Psychology, 70, 401–422. (PubMed)
Mikulincer, M. & Shaver, P. R. (2002). Attachment-related psychodynamics. Une synthèse importante des processus psychodynamiques associés à l'attachement adulte. (PubMed)
Marazzi, F. et al. (2025). Transference Assessment in Psychotherapy: A Systematic Review. Une revue récente consacrée à l'évaluation du transfert et à ses différentes conceptualisations en psychothérapie. (PubMed)
🌿 Dans mes accompagnements
J'utilise certaines notions issues de la psychologie et de la psychoéducation comme des grilles de compréhension, jamais comme des étiquettes permettant de résumer une personne.
Mon approche est notamment centrée sur la compréhension du fonctionnement personnel, l'observation des réactions corporelles, la régulation émotionnelle et l'expérimentation d'outils permettant de retrouver davantage de choix face aux situations qui nous activent.
La sophrologie peut constituer un accompagnement complémentaire autour de la conscience corporelle, de la respiration et de la régulation, mais elle ne remplace pas une psychothérapie lorsque celle-ci est indiquée.
⚠️ Important : les notions de style d'attachement, d'attachement « anxieux » ou « évitant », et de transfert ne permettent pas, à elles seules, de poser un diagnostic. Les modèles d'attachement sont des modèles théoriques et leurs méthodes d'évaluation sont diverses. La littérature scientifique elle-même souligne la pluralité des approches et des débats persistants sur leur mesure et leur stabilité.
🫶 Une dernière question
La prochaine fois que vous vous surprendrez à penser :
« Je sais que ce n'est pas rationnel… mais je n'arrive pas à m'en empêcher. »
Essayez peut-être de remplacer :
« Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? »
par :
« Qu'est-ce qui s'est activé en moi ? »
Puis :
« De quoi ai-je besoin pour retrouver suffisamment de sécurité pour choisir ma réponse ? »
Parce que parfois, derrière une réaction qui semble « trop forte »…
il n'y a pas une personne « trop ».
Il y a simplement un système de protection qui a appris à réagir très vite lorsqu'il perçoit une menace dans le lien.
Et apprendre à reconnaître ce système, sans le juger ni lui obéir aveuglément, peut être une première étape vers davantage de liberté relationnelle.
💬 Et vous ?
Avez-vous déjà eu la sensation de réagir très fortement à une situation… avant de comprendre que ce qui était activé en vous dépassait peut-être largement le moment présent ?